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11 décembre 2018

Jusqu'à la fin de février 2019

La minière Osisko survole la MRC pour du zinc

La firme minière Métaux Osiskoeffectue actuellement un relevé magnétique aérien dans la MRC d’Antoine-Labelle. L’avis public du 21 novembre publié dans Le Courant des Hautes-Laurentides, soulevait quelques questions. Qu’en est-il au juste?

Ronald Mc Gregor , journaliste

C’est ce territoire de la Rouge et de la MRC d’Antoine-Labelle qui est du relevé aérien de Métaux Osisko.
C’est ce territoire de la Rouge et de la MRC d’Antoine-Labelle qui est du relevé aérien de Métaux Osisko.
© Photo gracieuseté Gilles Graton/www.alphadrone.ca

La minière survole à 30 mètres au-dessus du sol le territoire en hélicoptère depuis le 15 novembre à la recherche de gisements de zinc, une tâche qui se poursuivra jusqu’à la fin de février 2019. Cette première phase déterminera si elle va de l’avant dans les prochaines étapes. Christina Lalli, directrice aux relations pour les investisseurs et les communautés chez Métaux Osisko, explique que les vols ne sont qu’exploratoires. Elle qualifie cet exercice de « préliminaire ».

« Ces vols recueilleront des données géologiques. On détecte ainsi les corps magnétiques et conducteurs, ce qui est la première étape en matière d’exploration. Pour une compagnie minière, c’est la récolte d’indices de base. Avant de savoir s’il y a matière à creuser, ça peut prendre jusqu’à 10 ans, mais il y a des étapes d’ici là », indique-t-elle. Si les résultats s’avèrent donc utiles, l’étape suivante au vol est celle de l’échantillonnage. 

Les propriétaires et les parcs

L’échantillonnage se fait sur le terrain. Christina Lalli précise que cette étape, si nécessaire, est loin dans le futur. « Il faut faire du forage pour prouver qu’il y a un gisement », explique-t-elle.

Doit-on craindre une exploitation minière dans les parcs régionaux de la MRC?« On évite les régions à dense population, car on ne veut pas faire déménager des propriétaires, tout comme on évite les territoires gouvernementaux comme les parcs, les réserves et les parcs régionaux », précise Mme Lalli.

Gilbert Pilote, préfet de la MRC, commente au sujet des espaces d’exploitation sur le territoire: « Métaux Osisko communiquera avec les propriétaires de terrains et les locataires relativement à une autorisation d’accès s’ils décident de poursuivre des travaux sur des terres privées dans les stades ultérieurs d’exploration minière. Toutefois, les zones d’exploration ciblées dans ces cas-ci ne sont pas sur des terres privées. Conformément à l’article 65 de la loi sur les mines, la MRC n’a donc pas de pourvoir d’intervention dans le dossier. »

Si l’exploitation va de l’avant, une étape cruciale s’impose donc: la consultation citoyenne. « Ce sont par des rencontres publiques, des portes ouvertes, etc. On travaille avec les résidents, les communautés, la MRC. C’est de main en main que l’on aborde le projet », précise Mme Lalli. Elle souligne que les minières sont aujourd’hui conscientes de leur responsabilité sociale en matière de renouvellement et qu’elles n’avancent pas les projets d’exploitation sans rencontrer les citoyens.

 « S’il n’y a pas d’indices, on ne retourne pas dans la région », a conclu Christina Lalli, de Métaux Osisko.

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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