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7 décembre 2018

Il vit avec le trouble du spectre de l’autisme

Loudovick est comme nous tous et plus encore

Loudovick Charette de Labelle a une différence face à nous: il vit avec le trouble du spectre de l’autisme (TSA). Ces jours-ci, il est heureux, car il occupe une place particulière dans le cadre du 24h Tremblant: il est jumelé à l’équipe Les Arbres de l’espoir - Fairmont.

Ronald Mc Gregor , journaliste

Loudovick Charette, 13 ans, vit avec le trouble du spectre de l’autisme. Il est heureux d’être du 24h Tremblant. Ici, il pose avec sa mère Émilie et Céline Brunet, la directrice générale de la Fondation Tremblant.
Loudovick Charette, 13 ans, vit avec le trouble du spectre de l’autisme. Il est heureux d’être du 24h Tremblant. Ici, il pose avec sa mère Émilie et Céline Brunet, la directrice générale de la Fondation Tremblant.
© Photo gracieuseté – Émilie Brousseau

Le TSA dont est atteint Loudovick est de haut niveau et lui permet de bien vivre en société: il va à l’école et peut tenir une discussion avec autrui. Mais c’est souvent un défi, car il de la difficulté à décoder les simples expressions faciales, le langage non verbal.

Comme l’écrivait sa mère Émilie Brousseau sur le blogue du 24h Tremblant, des défis au quotidien, Loudovick en a. « Les routines sont primordiales pour qu’il fonctionne bien et ne soit pas trop désorganisé. Les stimuli extérieurs sont difficiles à gérer pour lui. Il a une sensibilité aux bruits, aux lumières, aux mouvements des autres personnes lorsqu’il se trouve en grand groupe. C’est physique, ça lui fait mal. »

Une encyclopédie sur jambes

Loudovick est conscient de cette différence en ce qui touche les relations interpersonnelles. Sa mère poursuit cette fois pour L’information du Nord. « Il n’a pas de déficience intellectuelle. Il a un quotient intellectuel plus élevé probablement que la moyenne avec une connaissance générale très vaste. Les élèves de la classe le surnomment l’encyclopédie sur jambes. »

« Je suis incapable de parler de plusieurs sujets avec mon fils, car il me dépasse à 100 milles à l’heure », ajoute Mme Brousseau.

Le jeune adolescent de 13 ans est un boulimique d’informations: parler météo, analyses sportives ou politiques n’est pas un défi pour lui, loin de là.

Se sentir valorisé

L’organisation du 24h Tremblant, qui recueille des fonds pour trois fondations en lien avec le bien-être des enfants, a contacté la famille de Loudovick afin qu’il soit des leurs dans cette récolte de dons. Il est fier et se sent valorisé. Il a été jumelé à l’équipe Les Arbres de l’espoir-Fairmont, dont Éric Dupuis est le capitaine. L'équipe skiera et fera de la planche à neige pendant 24 heures, de midi le 8 décembre au lendemain à la même heure.

« Avant cela, nous avons invité à l’hôtel Fairmont, la famille de Loudovick pour un 5 à 7 et elle est des nôtres pour coucher. J’ai déjà rencontré Loudovick à quelques reprises, mais ça sera l’occasion de mieux le connaitre », précise M. Dupuis, qui ajoute que son équipe ne veut pas qu’amasser des dons et signer un chèque. Pour elle, le côté humain est très important dans cette aventure. « Ça fait partie de nos valeurs, les Hôtels Fairmont, de parrainer un enfant de la région, de redonner aux communautés comme on le fait aussi avec Habillons un enfant à Mont-Tremblant », ajoute le capitaine.

Que fera Loudovick les 8 et 9 décembre ? Sa mère explique. « Il fera beaucoup de représentation, dont la remise de chèques, la parade, l’ouverture officielle, etc. On va être brûlé après ça! Maintenant, il vit presque un rêve. Loudovick dans la vie rêve d’être le premier ministre du Québec. C’est pour lui un grand plongeon dans le monde, le 24h. À la maison, c’est comme ça qu’on présente la chose. Souvent, les gens jugent négativement sa différence, mais au 24h, le tout est relié à du positif. »

Pour Loudovick, cette reconnaissance publique est importante. Pour la famille aussi.

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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