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« Le p’tit gars de La Minerve »

Gaston Laramée n’est plus

Figure emblématique de La Minerve pendant des décennies, Gaston Laramée est décédé à 87 ans, le 16 janvier dernier, à Sainte-Agathe-des-Monts où il vivait avec son épouse depuis un certain temps déjà.

Ronald Mc Gregor , journaliste

« Le p’tit gars d’La Minerve », Gaston Laramée, qui a quitté ce monde le 16 janvier. Politiquement Rouge de la tête au pied, par en dedans et par en dehors, il a supporté vivement et travaillé de son mieux pour les libéraux et surtout, pour sa région.
« Le p’tit gars d’La Minerve », Gaston Laramée, qui a quitté ce monde le 16 janvier. Politiquement Rouge de la tête au pied, par en dedans et par en dehors, il a supporté vivement et travaillé de son mieux pour les libéraux et surtout, pour sa région.
© Photo L’information du Nord – Ronald Mc Gregor

On disait de lui qu’il était un lobbyiste pour le Parti libéral du Québec, mais aussi, un peu, du Canada. Chez lui, au mur, ses photos de famille côtoyaient des lettres de politiciens, un véritable trésor pour lui. Maintes fois, des élus provinciaux lui téléphonent ou passent à la maison sur le chemin des Fondateurs. 

Politique dans le sang

La politique s'invite bien tôt dans la vie de Gaston. Dès l’âge de 16 ans, avec son père, il constate que sous le joug du Premier ministre Duplessis de l’Union nationale, La Minerve, comme un peu partout au Québec dans les années 50, répondait au pied et à la lettre au curé du village, « et la police était corrompue », dit-il à L'information du Nord en 2008. Quand Jean Lesage, le libéral, gagne les élections de juin 1960, Gaston découvre sa couleur.

Certains vouent un culte pour les rock stars, Gaston admirait le premier ministre Robert Bourassa. « C’est tout un homme ça. Ouais monsieur. C’est le plus grand premier ministre qui est passé au Québec », confiait-il en 2008 à Ronald Mc Gregor. Un jour, il est invité au Parlement à Québec et visite le "bunker". « J’ai passé dans le fameux couloir où seulement le Premier ministre passe. J’étais accompagné de policiers et Bourassa est venu me rejoindre en criant du bout du couloir, “Hé, Gaston!". J’étais content ».

En 1976, il rencontre des difficultés financières suite à la victoire du Parti Québécois et la saisie des livres de son entreprise par le ministère des Finances. Gaston doit vendre la machinerie de son entreprise à perte. Après maintes campagnes pour les libéraux, il jure alors à sa femme de ne plus faire de politique. Mais quelques années plus tard, le téléphone sonne et la promesse s’effrite. On connait la suite.

« Le p’tit gars de La Minerve » a toujours dit oui pour supporter les « rouges », en tout temps, sur tellement de projets. Il a donné beaucoup de son temps pour l’amélioration des structures de son village et plus encore. Il recevait des dizaines d’appels par semaine, des suivis de ses doléances à Québec, et versait de la part du gouvernement des sommes qui ont plus d'une fois aidé les organismes et les municipalités.

Gaston Laramée laisse dans le deuil son épouse Suzanne Beaudin, longtemps conseillère municipale à La Minerve, ses enfants Danielle, Christine, Marie-Claude et Patrice, ainsi que des petits-enfants, arrière-petits-enfants, ses frères et sa sœur. Son corps sera exposé le jeudi 24 et le vendredi 25 janvier, de 14h à 17h et de 19h à 22h, au Salon funéraire J.H. Vanier et fils de Sainte-Agathe-des-Monts (30, rue Préfontaine). Le 26 janvier, la dépouille sera exposée au même endroit de 8h à 9h30, avant d'être transportée en l’église de La Minerve, où les funérailles seront chantées à 11h.

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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