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30 janvier 2019

Route 117: le politique s’en mêle

Par Kathleen Godmer. La députée de Labelle, Chantale Jeannotte, a rencontré le comité SOS 117 le 15 janvier afin de discuter de la sécurité sur la route 117.

Chantale Jeannotte, députée de Labelle, désire faire avancer les choses plus rapidement.
Chantale Jeannotte, députée de Labelle, désire faire avancer les choses plus rapidement.
© Photo L’information du Nord – Archives

« Quand je suis assise dans mon salon, dans le temps des Fêtes, et que j’entends qu’il y a encore des accidents mortels, sur le plan personnel, ça vient me chercher. J’ai moi-même, juste avant les Fêtes, été victime d’un accident sur la 117. J’ai personnellement expérimenté les dangers de cette route et si je n’avais pas eu de bons réflexes, je ne serais plus là pour en parler, car ça a pratiquement été un face à face. Par chance, j’ai réussi à me tasser. Ma voiture en a eu pour près de 10 000 $ de dommages et pour l’autre dame, c’est une perte totale », a raconté la députée afin d’expliquer à quel point maintenant, le dossier est encore plus prioritaire à ses yeux.

Agissant sur plusieurs fronts, elle a rencontré différents ministres pour s’assurer que le dossier est, pour tous, mis à l’ordre du jour. Elle siège maintenant sur le comité SOS 117 et a aussi rencontré Claude Thibault, directeur général régional pour le ministère des Transports (MTMDET). Mme Jeannotte fait aussi partie du caucus régional tout en travaillant auprès de la ministre responsable des Laurentides. Elle désire tout mettre en place pour que le dossier soit mené à terme le plus rapidement possible.

La communication entre les différents acteurs dans ce projet est maintenant bien établie, mais Mme Jeannotte parle maintenant d’un projet échelonné sur plus de quatre ans. « C’est certain que ça ne se fera pas du jour au lendemain. Notre gouvernement ne s’est pas manifesté à la suite des lettres d’opinion ou aux sorties publiques, on ne gère pas en fonction de ça (voir l'autre texte). Il faut que les gens comprennent qu’on ne peut pas aller plus vite que le temps. Ce n’est pas au mois de janvier que la première pelletée de terre se fera », explique Mme Jeannotte.

La députée a expliqué que plusieurs étapes doivent avoir lieu: d’abord, l’étude d’opportunité. Ensuite, il y a la préparation du projet qui comprend la conception qui dure entre un et 36 mois, la préparation des plans et devis qui prend de deux à 36 mois et la mise en œuvre du projet qui nécessite entre un et 12 mois. La construction ne débutera donc pas de sitôt.

Une rencontre est prévue entre la députée, M. Thibault et le comité SOS 117, le 1er février prochain. Rencontre qui permettra au comité de faire entendre ses revendications et qui donnera la chance à M. Thibault de présenter les options possibles. Après discussions et analyses, les décisions qui s’imposent seront prises.

Comité SOS 117

Depuis les dernières élections, le comité n’avait pas encore tenu de rencontre. Lors de celle-ci, Chantale Jeannotte, députée provinciale, et David Graham, député fédéral, étaient présents. Selon Pierre Flamand, président du comité SOS 117, c’était le moment de faire valoir les priorités du comité.

On a aussi profité de l’occasion pour confirmer la rencontre avec M. Thibault à qui on veut présenter les revendications de SOS 117. « Si M. Thibault n’est pas d’accord avec ce qu’on va lui présenter, on va demander une rencontre avec le ministre », affirme M. Flamand.

« Il y a eu assez de morts à date, c’est assez! On est rendu à 31 décès entre 2011 et 2018 sur 60 km. Il n’y a pas une route plus meurtrière au Québec », ajoute-t-il.

Le comité revendique donc la route à quatre voies entre Labelle et Rivière-Rouge, dossier déjà au PQI. Ensuite, on veut s’attaquer à tout ce qui va vers le nord de Rivière-Rouge jusqu’à Mont-Laurier. Il est question ici de plusieurs projets: corrections de courbes, ajouts et allongements de voies auxiliaires (trois voies), continuité du boulevard à partir de la sortie Sud de Mont-Laurier jusqu’à la courbe McGuire de manière à en faire un boulevard urbain, feront partie des demandes et n’ont pas besoin d’aller au PQI puisqu’elles seront financées à partir des budgets annuels.

« On nous a dit que les courbes de l’autre côté de Lac-Saguay, côté Sud, seraient corrigées en 2019. On va voir si ça se confirme à la rencontre avec M. Thibault », mentionne M. Flamand.

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