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19 novembre 2019

Le comité coordonnera les prochaines étapes

Création d’un groupe de travail sur le sentier de motoneige

Un groupe de travail est mis sur pied afin de coordonner les prochaines étapes menant à l’ouverture du sentier de raccordement de la motoneige à Saint-Faustin-Lac-Carré et à Mont-Tremblant.

Yves Rouleau , journaliste

Le sentier de raccordement de la motoneige, sur 8,5 km entre Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant, est en voie d’aménagement dans l’emprise nord de la route 117. Certains riverains s’en montrent inquiets pour leur sécurité et leur quiétude.
Le sentier de raccordement de la motoneige, sur 8,5 km entre Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant, est en voie d’aménagement dans l’emprise nord de la route 117. Certains riverains s’en montrent inquiets pour leur sécurité et leur quiétude.
© Photo L’info du Nord – Jean-Marie Savard

La députée de Labelle Chantale Jeannotte a fait cette annonce à la suite d’une rencontre sur l’avancement des travaux du sentier de raccordement de motoneige de 8,5 kilomètres, dans l’emprise nord de la route 117, entre Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant.

Cette rencontre découle d’une sortie médiatique de riverains du sentier. Ces derniers s’inquiètent pour leur sécurité et leur quiétude.

Le groupe de travail mettra en présence des élus des deux municipalités, des représentants de la Fédération des Clubs des Motoneigistes du Québec et du ministère des Transports.

@R:Les échanges constructifs entre les intervenants présents ont mené à des propositions de solutions pour répondre aux inquiétudes exprimées par les citoyens, indique-t-on au bureau de la députée Chantale Jeannotte.

« Tous les acteurs présents se sont montrés déterminés à mener à bien le projet à la plus grande satisfaction des citoyens riverains », écrit-on du côté du bureau de la députée.

Mme Jeannotte ajoute que les personnes présentes à la réunion ont bien entendu les citoyens et elle promet « une nouvelle ère basée sur la communication et la transparence ».

Le groupe de travail va se réunir promptement, a assuré Mme Jeannotte lors d’un entretien téléphonique avec L’info

Les riverains qui ont soulevé des inquiétudes n’ont pas été invités à siéger au sein du groupe de travail. Néanmoins, Mme Jeannotte a assuré qu’ils seraient rencontrés, de la même manière qu’elle-même l’a déjà fait, pour la plupart d’entre eux, avant d’enclencher les démarches de mise sur pied du groupe de travail.

La députée de Labelle ajoute, dans le communiqué diffusé par son bureau, que la motoneige est un sport important pour l’industrie touristique régionale. Selon elle, le sport a évolué autant sur le plan de la technologie que des mesures prises pour respecter l’environnement et la qualité de vie entourant les parcours.

Annoncé en décembre 2017 après des années de discussions, le sentier en construction depuis le mois d’août doit compenser l’interdiction des motoneiges sur une partie du sentier du P’tit Train du Nord à la suite d’une décision du tribunal, le jugement Langlois en l’occurrence.

Les opposants appuient avec réserve

Chez les riverains inquiets de la construction du sentier pour des raisons de sécurité et de quiétude, on semble prêts à « laisser la chance au coureur », mais non sans afficher une certaine réserve.

« Je réserve mon jugement tant et aussi longtemps que des gens du sentier ne seront pas venus me rencontrer en personne », a indiqué Guy Parent.

Ce dernier a dit être sous l’impression que le sentier va aller de l’avant coûte que coûte parce c’est une « question de loisir et de signe de piasse », a-t-il dit.

Hélène Turgeon a confié qu’elle attendrait du groupe de travail des « solutions légales ». La riveraine du sentier reste convaincue que le sentier, dans sa présente forme, ne respecte pas la légalité pour ce qui est de l’espace tampon le séparant des résidences.

Nadine Dumas se questionne sur la représentativité du groupe de travail puisqu’aucun riverain n’y siège. Pour sa part, elle ne s’étonne qu’à moitié d’en avoir été exclue. « On me laisse entendre que je suis un cas à part et on m’évite », dit cette riveraine dont la résidence est située à moins de 15 mètres du sentier, à Saint-Faustin-Lac-Carré.

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Yves Rouleau , journaliste

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