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Projet Mission Recyclage Compostage dans la Rouge

De plus en plus de commerces et industries prennent le virage vert

Synergie économique Laurentides, par la voie de son projet Mission Recyclage Compostage, connaît un succès grandissant auprès des industries, commerces et institutions (ICI) de cinq municipalités de la Rouge. Un succès exemplaire de ce projet est celui du commerce Subway à Rivière-Rouge. 

Ronald Mc Gregor , journaliste

Francis Pepin, agent de sensibilisation pour le projet Mission Recyclage Compostage et aussi la RIDR pose devant la porte du Subway de Rivière-Rouge, où l'on peut lire que le commerce est fier participant.
Francis Pepin, agent de sensibilisation pour le projet Mission Recyclage Compostage et aussi la RIDR pose devant la porte du Subway de Rivière-Rouge, où l'on peut lire que le commerce est fier participant.
© Photo gracieuseté

Depuis le début de l’année, l’agent de sensibilisation Francis Pepin a rencontré gratuitement une soixantaine de propriétaires d’établissements dans la Rouge et il affirme en avoir au total près de 130 à visiter. Le but de l’exercice consiste à convaincre les ICI de modifier leurs habitudes de gestion des matières résiduelles. Récemment, la Mission Recyclage Compostage présentait un nouveau matériel visuel dans les grandes Laurentides (huit MRC et Mirabel): autocollants, affiches, etc. L’autocollant, par exemple, indique que l’établissement est participant au projet.

Francis Pepin est attaché à la RIDR qui prend à coeur le projet. « Les gens répondent très bien: ils sont ouverts d’esprit et font les ajustements selon les renseignements que je leur transmets », indique M. Pepin.

L’agent considère que Rivière-Rouge a certains avantages entre autres avec la collecte du carton dans les commerces. Parlant de commerces, le nom d’un d’entre eux arrive à point dans la conversation avec l’agent.

Économies au rendez-vous

Le propriétaire du Subway à Rivière-Rouge, Daniel Desrochers, avait un conteneur à déchets derrière le commerce quand Francis Pepin l’a rencontré en avril. Après évaluation de ses matières, des exemples de tri et des affiches ont été présentés à M. Desrochers.

« Il s’est débarrassé de son conteneur à déchets et il a remplacé le tout avec des bacs récoltés par la collecte municipale. Il a donc beaucoup moins de matières organiques qui se trouvent dans les déchets », souligne l’agent de sensibilisation.

@R:« Maintenant, je n’ai qu’un noir, cinq verts et deux bruns », indique Daniel Desrochers.  Ce fut difficile de le convaincre à se joindre au projet Mission Recyclage Compostage? « Je viens de Montréal et je suis sensibilisé à ça, le recyclage, et c’est important. Sauver l’eau et tout ça », dit-il, ajoutant que le Subway est maintenant converti à l’électronique.

Il y a bien sûr une économie derrière ce geste de récupération. « En me débarrassant du conteneur, c’est 355$ de moins et à cela s’ajoute des avantages collatéraux tangibles pour moi et non les clients. Par exemple en ayant plus de conteneur, je n’ai pas à faire le déneigement et j’économise sur les sacs à vidanges. Mes employés apprennent à recycler le papier et le carton. Auparavant, tous les gants étaient jetés, maintenant, ils sont recyclés », dit-il.

Des raisons parmi d’autres qui ont mené Daniel Desrochers a posé le nouvel autocollant de Mission Recyclage Compostage sur sa porte d’entrée: il membre actif on peut le dire.

Les plus jeunes émerveillés face à la collecte

Francis Pepin a visité l’école du Méandre récemment « pour faire des présentations pour l’implantation du compost dans les classes ». Les jeunes ont un esprit plus ouvert à la récupération? « De plus en plus c’est l’émerveillement. Mais je ne dirais pas que les plus vieux sont fermés par contre. Il y a des mentalités à changer, mais ça va de mieux en mieux. Le travail de communication de la part des municipalités a porté fruit », dit-il. Les jeunes peuvent facilement déjà mettre en application les trois R (réduire, réutiliser et recycler) en, par exemple, compostant les papiers essuie-main bruns dans les salles de bains de l’école. Ça, c’est du bon compost à venir.

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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