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25 novembre 2019

Famille du mois à Nominingue

La famille Généreux honorée par les Chevaliers de Colomb

CLAUDE DE GRANDPRÉ / Collaboration spéciale --- Les Conseils de L’Annonciation et de Nominingue des Chevaliers de Colomb honoraient récemment la famille de Jean et Gisèle Généreux et l’histoire de la famille pionnière.

© Photo L'info – Ronald Mc Gregor

Le Marché D. Généreux et Fils est peut-être le lieu le plus fréquenté de Nominingue. Lorsque Louis Généreux, fils de Jean, et Charles Grenier acquièrent l’entreprise en 1986, pour la moderniser et en faire une épicerie, l’entreprise a du vécu: quatre générations gravitent autour de cet établissement. 

L’implantation commerciale de la famille à Nominingue date de 1914 alors que Donat Généreux emménage sur la rue Sacré-Cœur avec son épouse Laurette afin d’ouvrir un salon de barbier. En 1917, Donat acquiert d’Eugène Danis, de L’Annonciation, la bâtisse sur le chemin alors appelé Chemin Notre-Dame. Il prend en charge la centrale téléphonique qui s’y trouve et y installe son salon de barbier.

Donat et Laurette songeaient à quitter les Laurentides pour aller à Lowell, Massachusetts, et retrouver certains membres de sa famille. C’est à M. Danis, Alfred Boudrias, gardien de la Pointe des Jésuites et oncle de Laurette, qui les inciteront à demeurer. Donat fait l’achat de l’entreprise de pompes funèbres et du magasin général qui ont pignon sur rue à cet endroit. 

Orphelin à 5 ans

Donat est né à Louiseville en 1889 et il est orphelin de ses parents à 5 ans. Il est placé en crèche à Huberdeau avant d’être adopté par la famille Joseph Valiquette de Labelle. À 23 ans, en 1912, il épouse Laurette Desroches à Labelle. Jean, né en 1934, est le plus jeune des 11 enfants: lui et ses frères et sœurs ont travaillé à temps plein et conjointement au magasin de leur père et l’ont fait prospérer.

En fait, plus qu’un magasin, l’établissement constitue la place centrale du village, où, grâce à l’esprit d’entreprise de Donat, les nouveautés et le progrès arrivent au lac Nominingue.

Entre 1931 et 1933, Donat agrandit et ajoute une station d’essence ainsi qu’une salle de danse: elle sera pendant cinquante ans, jusqu’à la fin des années ’70, le lieu de rencontres de la jeunesse, avec juke-box et casse-croûte où l’on pouvait acheter de la crème glacée maison. Les filles de Donat, Juliette, Laura et Jeannette s’affairaient pour le casse-croûte.  

Donat, qui tenait peut-être ses talents de sa mère métisse et du savoir-faire de son père adoptif, était aussi chasseur et trappeur: avec son ami algonquin Louis Ténascon, il arpentait les chemins de la Petite Nation et autres cours d’eau et y trouvait bénéfice par la trappe aux renards.

À l’occasion, il pourvoyait certains résidents plus pauvres de « viande sauvage » par des chasses visant à les nourrir. Mentionnons aussi l’élevage de quelques chevreuils derrière le magasin, un attrait touristique, ainsi que la pisciculture qu’il a mise sur pied afin de favoriser l’ensemencement des lacs de la région. Il a été président de l’Association de protection du gibier et du poisson, division de Labelle.

Sa vie au magasin

Jean a 17 ans quand son père meurt en 1951. Sa mère continuera d’habiter le logement familial situé en haut du magasin jusqu’à sa mort en 1972. Jean a passé toute sa carrière au sein du magasin familial: parallèlement, il a aussi été éleveur de porcs, qu’il vendait aux bouchers des paroisses environnantes.

Il a également eu la charge de transporter les sacs de la poste de L’Annonciation à Nominingue de 1958 à 1978. Avec ses frères Paul, Armand, Charles, Oscar et Gaston, Jean était un adepte de hockey et il est membre honoraire du conseil de Saint-Jovite des Chevaliers de Colomb depuis 1953.

Il est connu pour plusieurs implications sociales au fil des ans: conseil de fabrique, comité des loisirs, chambre de commerce, organisation de festivals et membre du conseil d’administration de la Caisse Populaire.

Jean a épousé Gisèle Désy, originaire de Montréal, Longue Pointe, en 1957. Quatre enfants sont nés: Danielle en 1958, Sylvain en 1962, Louis en 1963 et Lucie en 1968 (décédée en 2009).

Leur famille s’enrichit de six petits-enfants. Gisèle et Jean habitent toujours dans la maison où sont nés leurs enfants, à deux pas de l’entreprise.

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