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3 décembre 2019

Une première au Québec

Une mère et sa fille œuvrent comme arpenteures-géomètres

Deux générations père-fils arpenteurs-géomètres, rien de neuf au moulin direz-vous, mais quand il s’agit de mère-fille, on change de disque. Une première au Québec. Rencontre avec Isabelle Labelle et Marilou Bédard, arpenteures-géomètres, mère et fille, les deux à l’Étude de Isabelle Labelle.

Ronald Mc Gregor , journaliste

Les arpenteures-géomètres Isabelle Labelle et sa fille Marilou Bédard dans le bureau de l’entreprise ayant pignon sur rue à Labelle depuis 1991.
Les arpenteures-géomètres Isabelle Labelle et sa fille Marilou Bédard dans le bureau de l’entreprise ayant pignon sur rue à Labelle depuis 1991.
© Photo L’info du Nord – Ronald Mc Gregor

Une première dans l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec et elles ne le savaient pas, bien que la mère, Isabelle Labelle, s’en doute un peu. Le fait historique a été rendu public lors de l’assermentation de sa fille Marilou Bédard il y a quelques mois.

« Ça ne m’étonne pas que ça arrive, car il n’y a pas beaucoup de femmes arpenteures aujourd’hui dans sa cohorte, autant que dans la mienne à l’époque », raconte la mère assise à son bureau situé à Labelle.

Marilou est en mode apprentissage, n’ayant pas encore signé les documents, comme elle le fait remarquer à L’info. Elle a fait des stages dans l’entreprise familiale pendant un an sous la supervision de sa mère. « Je suis l’employée de ma mère, mais je suis aussi professionnelle », souligne-t-elle.

Isabelle poursuit l’apprentissage de la profession à sa fille en lui présentant toutes les facettes qu’elles soient devant un ordinateur ou sur le terrain. Elle ajoute qu’aujourd’hui il est plus facile pour une femme d’être sur le terrain, car l’équipement est moins lourd et demande moins d’efforts, dit-elle.

Une rencontre décisive

La propriétaire de l’entreprise ouverte en 1991 à Labelle indique que le métier demande une bonne connaissance des mathématiques. Pour Marilou, qui a reçu sa formation universitaire pendant quatre ans à l’Université Laval (à Québec), la profession d'arpenteure-géomètre n’était pas dans ses perspectives d’avenir: elle visait l’architecture. C’est une rencontre d’information qui l’a poussé vers cette voie.

« Comme n’importe quel programme universitaire, ça commence dans le général et puis ça se précise plus vers le légal et le droit et le calcul, les mathématiques. Je crois que c’est quand même dans la pratique que tout ça se concrétise. La théorie c’est beau, mais dans la pratique c’est parfois différent. C’est pourquoi être dans une entreprise familiale c’est un plaisir, car mon patron a à cœur ma réussite », explique Marilou. Isabelle ne cache pas qu’elle met plus d’énergie afin d’assurer entre autres la relève de l’entreprise, car outre une pénurie de techniciens sur le terrain, Isabelle avoue que plus d’arpenteures-géomètres seraient bienvenues à l’heure où l’ouvrage ne manque pas.

Dans son programme, Marilou explique que l’on comptait environ 30 élèves dont environ une dizaine de femmes.

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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