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6 mars 2019

Journée internationale de la femme

« L’importance de bien s’entourer »

Marie-Clode Legault, originaire de L’Annonciation, maintenant à Labelle en tant que propriétaire de l’entreprise Spa Le Geyser, a travaillé fort pour s’établir depuis 2010. Autrefois massothérapeute, Mme Legault dirige maintenant une entreprise à l’ambiance familiale et où les femmes ont une place importante.  Quant à Marie-Claude Provost est à la tête de la Société de développement du réservoir Kiamika (SDRK) depuis juin dernier. Celle qui possède un baccalauréat (BAC) et une maîtrise en géographie environnementale a par le passé occupé des postes importants à la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ). Deux femmes de la région et huit questions pour la Journée internationale de la femme.

Ronald Mc Gregor , journaliste

Marie-Clode Legault, propriétaire de Spa Le Geyser de Labelle, affirme que son entreprise est familiale et que c’est un atout.
Marie-Clode Legault, propriétaire de Spa Le Geyser de Labelle, affirme que son entreprise est familiale et que c’est un atout.
© Photo L’information du Nord – Ronald Mc Gregor

Marie-Clode Legault

Quels sont les plus grands défis que vous avez rencontrés dans votre carrière ?

« Le défi a été de trouver l’investissement initial. Les institutions financières n’ont pas été bien aidantes. Il a fallu que je regarde ailleurs pour quelqu’un qui voulait investir. J’ai été entourée de bonnes personnes dans ce projet et si j’ai pu continuer, c’est parce que mes fils, dont mon bras droit Gustave, comptable, m’aident. Je suis une femme, mais j’ai quand même reçu l’aide d’hommes pour avancer. »

De quoi êtes-vous le plus fier? Parlez-nous de réalisations qui vous tiennent à cœur?

« Je suis fière d’avoir monté cette entreprise, au départ j’étais en couple, mais aujourd’hui je suis entourée de superbes massothérapeutes, six femmes et deux hommes. J’ai aussi la chance d’avoir une grande amie qui m’aide à réaliser des choses. Nous sommes une grande famille ici et les clients ont ce sentiment d’accueil familial quand ils viennent. C’est plus qu’un spa. »

Que signifie la Journée internationale des femmes pour vous?

« Je ne suis pas féministe, disons-le, mais je crois qu’il devrait avoir plus qu’une journée afin de valoriser le travail des femmes. Peut-être que je ne reconnais pas mes efforts en tant que femme, car moi, je fonce. »

Parlez-nous de votre implication dans la communauté, pourquoi est-ce important pour vous?

« J’offre beaucoup de commandites, de chèque-cadeau dans la communauté. Comme ici c’est un centre de ressourcement et de bien-être, j’ai pris la décision d’offrir mes services à bas prix pour les communautés d’ici afin qu’elles puissent en profiter. C’est très important pour moi. »

Quelles(s) barrières(s) reste-t-il à aplanir pour que les femmes accèdent à l’égalité selon vous, dans votre domaine ou sur un autre aspect?

« Je parle pour mon domaine. Les femmes sont bien représentées, souvent propriétaires, sinon en couple femme-homme. Les femmes prennent de plus en plus de place dans la société. On est sur la bonne voie! »

Quels conseils donneriez-vous à une femme voulant se lancer en affaires?

« De bien s’entourer. Repartir en affaires, je ne le ferais pas seule. Il faut diviser les choses afin d’avoir un équilibre dans la vie de tous les jours. Monter un solide plan d’affaires est important. »

Quel est votre plus grand rêve?

« Que les gens comprennent que ce n’est pas d’avoir la grosse maison, le gros garage ou l’auto neuve qui fait la richesse d’une personne. C’est plutôt ce qu’elle cultive en son for intérieur, en vivant simplement. La vie est riche avec moins d’endettement. Moi je rêve de temps pour les voyages, apprendre d’autres langues et connaître d’autres cultures. »

Marie-Claude Provost : « Ça fait de bonnes gestionnaires, les femmes! »

Marie-Claude Provost est à la tête de la Société de développement du réservoir Kiamika (SDRK) depuis juin dernier. Celle qui possède un baccalauréat (BAC) et une maîtrise en géographie environnementale a par le passé occupé des postes importants à la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ). 

Quels sont les plus grands défis que vous avez rencontrés dans votre carrière?

« C’est d’aller chercher les ressources financières pour mener à bien les idées et les projets. Auparavant, dans ma carrière à la SÉPAQ, on n’avait pas à chercher de financement, maintenant, c’est de rassembler les différents acteurs d’ici, de trouver consensus et de prioriser les projets du parc. »

De quoi êtes-vous le plus fière? Parlez-nous de réalisations qui vous tiennent à cœur?

« Travailler pour les aires protégées comme le parc régional, c’est une réalisation qui me tient à cœur. Réaliser des activités qui touchent les jeunes, entre autres, pour qu’ils aient le goût de revenir faire d’autres activités de plein air, jusqu’à maintenant, c’est ce qui me tient à cœur. Les activités réalisées pour eux il y a une dizaine d’années en ont marqué plusieurs, car beaucoup sont revenus au parc et se souviennent encore de leur passage. C’est important. »

Que signifie la Journée internationale des femmes pour vous?

« C’est surtout de souligner la place que des femmes prennent dans la société aujourd’hui. On reconnait de plus en plus le droit des femmes et je trouve cela très important. »

Parlez-nous de votre implication dans la communauté, pourquoi est-ce important pour vous?

« En s’impliquant dans la communauté, on peut transmettre nos passions, mais, aussi, apprendre des autres. C’est un aspect important pour moi. J’ai toujours aimé transmettre la facette nature aux gens. À bien y penser, j’avoue que je prends et je donne. »

Avez-vous rencontré des obstacles dans votre carrière parce que vous êtes une femme?

« Oui. Je ne vois pas cela comme un obstacle, mais le fait d’avoir un congé de maternité met tout sur pause: la carrière, les projets... on n’a pas la chance parfois de mener le tout à terme. Mais le congé de maternité c’est merveilleux. »

Quelles(s) barrières(s) restent-ils à aplanir pour que les femmes accèdent à l’égalité selon vous, dans votre domaine ou sur un autre aspect ?

« C’est vrai que l’on voit plus d’hommes à la tête des organismes de parcs et plein air, mais les femmes se font une place à la tête d’entreprises, surtout dans les ressources humaines. Aujourd’hui dans les parcs nationaux, il y a parité, je crois, alors qu’il y a 15 ans, une seule femme était directrice de parc. »

Quels conseils donneriez-vous à une femme voulant se lancer en affaires?

« Croire en soi. Écouter son instinct féminin, c’est beaucoup. De ne pas se laisser influencer et aller au bout de ses idées. Ça fait de bonnes gestionnaires, les femmes! » 

Quel est votre plus grand rêve ?

« À l’heure actuelle, c’est que le parc régional Kiamika se développe et aille chercher encore plus de clientèle internationale. Que les projets que l’on élabore aujourd’hui se réalisent. »

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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