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1 avril 2019

Élections fédérales 2019

Samuel Gervais veut représenter le Bloc Québécois

Un Bloc Québécois décomplexé: c’est cela que Samuel Gervais veut mettre de l’avant, alors qu’il brigue l’investiture du parti dans Laurentides-Labelle pour la prochaine campagne électorale fédérale.

Maxime Coursol

Samuel Gervais espère que les membres du Bloc Québécois dans Laurentides-Labelle lui accorderont leur confiance pour les représenter aux prochaines élections fédérales. Il pose ici avec sa soeur Elsa Gervais.
Samuel Gervais espère que les membres du Bloc Québécois dans Laurentides-Labelle lui accorderont leur confiance pour les représenter aux prochaines élections fédérales. Il pose ici avec sa soeur Elsa Gervais.
© Photo gracieuseté

Bien qu’aucune date n’a encore été retenue pour tenir l’assemblée d’investiture, soit la réunion où les membres du Bloc Québécois décideront qui sera leur candidat dans le comté, Samuel Gervais est déjà en campagne. Selon ses dires, il a vendu près d’une centaine de cartes de membre en deux semaines, surtout dans la région de Mont-Laurier, où il a grandi. « Plusieurs ont dit qu’ils ne pensaient pas voter Bloc Québécois en octobre, mais qu’ils le feraient si c’était moi le candidat, parce qu’ils me connaissent et partagent mes idées », déclare le jeune homme de 22 ans.

Militant souverainiste depuis son adolescence, Samuel Gervais a participé aux campagnes électorales du Parti Québécois et du Bloc Québécois depuis 2012. Comme bien d’autres péquistes, il a toutefois appuyé Québec solidaire lors des dernières élections provinciales. Il ne s’en cache d’ailleurs pas: s’il est d’abord et avant tout un indépendantiste, le progressiste n’est jamais loin derrière.

« J’ai vraiment donné une chance à Jean-François Lisée, confie-t-il, mais quand il a dit vouloir qu’une clôture soit installée sur le chemin Roxham pour empêcher les migrants d’entrer au Québec, ça m’a dégoûté. Je trouve répréhensible et irresponsable de faire appel à la peur. »

Il dit quand même considérer le PQ comme le « vaisseau amiral de l’indépendance » et n’exclut pas de revenir au bercail, dépendamment de qui sera le prochain chef.

Recréer une « grande tente »

Lucide, M. Gervais sait que ce choix d’avoir appuyé QS risque de lui causer du tort chez certains sympathisants bloquistes. Il croit cependant que ce peut aussi être une force, pour lui, car il pourrait rebâtir des ponts entre le Bloc et les citoyens qui ne se reconnaissent plus dans celui-ci.

« Il faut sortir de la base traditionnelle du Bloc, affirme-t-il. Je suis un jeune, je suis gai, je travaille en soutien technique et je suis parfait bilingue; je ne réponds pas du tout au cliché qu’on se fait de l’électeur moyen du Bloc, l’homme blanc de 55 ans qui a un passé de fonctionnaire avec une vie rangée, que certains accusent d’être fermé d’esprit. Si les membres me donnent la chance de les représenter, je crois que je peux contribuer à ce que le Bloc redevienne ce qu’il était au départ, un parti « grande tente » où on table sur ce qui nous rassemble comme Québécois. »

Bien au fait que Laurentides-Labelle est un comté qui peut être regagné plus facilement que d’autres pour le Bloc, le candidat à l’investiture est conscient que son parti pourrait choisir de présenter contre lui une vedette. Il assure qu’il se ralliera au vainqueur quoi qu’il advienne, mais pense être quand même le mieux placé pour arracher la circonscription aux libéraux. « Si on me fait l’honneur de m’élire député, je serai à l’écoute de mes électeurs et j’ai l’intention de défendre les enjeux du comté. Tout le reste viendra en deuxième », promet-il.

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Maxime Coursol

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