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5 avril 2019

Que nous réserve la crue printanière cette année?

Avec le printemps qui se pointe le bout du nez, les autorités ont les rivières et les lacs à l’œil. L’importante quantité de neige encore au sol n’augmente toutefois pas les risques d’inondations indique Pierre Corbin d’Hydro Météo. Pour avoir des problèmes, la chaleur et la pluie doivent aussi être de la partie. Tout dépendra donc de dame Nature.

Marilou Séguin

Certains secteurs de la région sont régulièrement inondés au printemps. Qu’en sera-t-il cette année?
Certains secteurs de la région sont régulièrement inondés au printemps. Qu’en sera-t-il cette année?
© Photo L’information du Nord – Archives

«Il y a beaucoup de neige et les glaces sont plus épaisses cette année, mais il n’y a pas de lien de cause à effet avec les risques d’inondation, explique le directeur des opérations de la firme spécialisée dans la surveillance et la prévision hydrologique et météorologique. Si ça fond lentement, nous n’aurons pas nécessairement de problème. »

Pour que les choses se corsent, comme en 2017, il faudrait beaucoup de pluie et un dégel important avec des températures chaudes de 10, 15 ou 20 degrés provoquant une fonte rapide qui amèneraient beaucoup d’eau dans les rivières.

Si le printemps est sec et que les températures restent fraiches, avec du gel la nuit freinant le ruissellement, la fonte pourrait se dérouler sans trop de dommages. Il n’est inhabituel que la crue printanière se produise en avril dans les Laurentides, la norme étant entre le 25 mars et le 15 avril, souligne M. Corbin.

« Toutefois plus ça tarde à arriver, plus il y a de chances que ça se produise rapidement, car il y a plus de chances d’avoir des températures chaudes en avril qu’en mars », mentionne-t-il. Si les quantités de neige actuelles, avec un dégel normal, favorisaient simplement un niveau plus élevé des rivières, l’ajout de pluie et une fonte rapide pourraient toutefois compliquer les choses.

Une crue rapide des rivières peut engendrer des débâcles provoquant des embâcles, puis des inondations. Mais le printemps sera-t-il rapide? « Nous n’avons pas d’indications pour l’instant. Nous sommes en période de vigilance. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut d’autres ingrédients que beaucoup de neiges pour avoir des problèmes », conclut M. Corbin.

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Marilou Séguin

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