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26 septembre 2019

Élections fédérales

Serge Grégoire, un conservateur modéré

En cette campagne électorale fédérale, le journal a rencontré Serge Grégoire, candidat du Parti conservateur du Canada (PCC) dans la circonscription de Laurentides-Labelle.

Maxime Coursol

Le candidat conservateur dans Laurentides-Labelle, Serge Grégoire.
Le candidat conservateur dans Laurentides-Labelle, Serge Grégoire.
© Photo L’information du Nord – Maxime Coursol)

Celui qui occupe depuis 10 ans un poste de conseiller municipal à Sainte-Anne-des-Lacs, petite municipalité près de Saint-Sauveur, le dit d’emblée: il est favorable au droit à l’avortement et à la diversité sexuelle. « Ces débats en ce qui me concerne sont clos depuis très longtemps, avance-t-il. Il faut comprendre que le Parti conservateur est un parti de coalition et un parti de principes: nos députés doivent représenter leurs électeurs, qui ont des valeurs différentes d’une région à l’autre du pays. Oui, certains prennent position là-dessus, mais encore au dernier congrès du parti, les propositions pour rouvrir ces débats ont été battues à plate couture. »

M. Grégoire a choisi le PCC pour d’autres raisons que le conservatisme social: il croit à l’importance de renforcer le secteur privé. « Nous sommes assez bien pourvus en emplois dans les services publics dans Laurentides-Labelle. Ce qu’il faut maintenant, c’est soutenir l’économie dans nos centres villageois en y ramenant plus de PME et de travailleurs autonomes. Il faut aussi attirer plus de jeunes familles, qui préfèrent avoir une qualité de vie que de travailler 70 heures/semaine au centre-ville de Montréal. On a une opportunité incroyable dans Laurentides-Labelle de leur offrir ce qu’ils veulent, mais pour ça, il faut de l’Internet haute vitesse pour favoriser le télétravail et une route 117 sécuritaire. »

Un nationaliste de centre droit

L’homme de 58 ans, père de deux filles adoptives, se dit prêt à la politique fédérale, après de nombreuses années à travailler en vente de technologies de l’information, notamment avec Sun Microsystems, partenaire de l’entreprise canadienne d’envergure mondiale CGI. Diplômé en informatique à l’Université de Montréal et en gestion à l’Université McGill, il a également une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’école des Hautes études commerciales (HEC). Il a longtemps travaillé à implanter des systèmes informatiques dans les universités américaines.

« J’aime régler des problèmes, dit-il. C’est ça qui me motive. Souvent, les élus municipaux ont de bonnes idées, ils savent comment faire pour mener un projet qui va bénéficier à leurs citoyens. Il faut les encourager en décentralisant les pouvoirs et en jouant avec la fiscalité pour ramener de l’argent dans leurs poches », soutient-il. Il ajoute être en faveur de baisses d’impôts pour les contribuables et d’une plus grande création d’aires naturelles protégées gérées par des organismes à but non lucratif. « Je me situe plus au centre droit, je crois à la modération », avance-t-il.

Se décrivant comme un nationaliste québécois, Serge Grégoire s’engage par ailleurs à favoriser un plus grand respect des compétences des provinces par le gouvernement fédéral et même à donner au Québec certains pouvoirs. « Notre parti est en faveur d’un rapport d’impôt unique et d’un transfert à la province de compétences pour lui permettre de choisir les immigrants qu’elle accueille », rappelle-t-il.

Pour consulter les portraits des autres candidats d'un parti représenté à la Chambre des communes au moment de sa dissolution, cliquez sur son nom:

Gaël Chantrel, Parti Vert du Canada

Claude Dufour, Nouveau Parti démocratique

Richard Evanko, Parti populaire du Canada

Marie-Hélène Gaudreau, Bloc Québécois

David Graham, Parti libéral du Canada

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Maxime Coursol

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