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21 janvier 2020

Rencontre publique le 27 janvier

Rivière-Rouge met en vente le camping de Sainte-Véronique

Rivière-Rouge met en vente le site du camping dans le secteur Sainte-Véronique. Il ne s’agit pas d’une fermeture, les opérations se poursuivent, c’est comme la vie de tous les jours. La population est d’ailleurs invitée le 27 janvier à une rencontre publique à ce sujet. Mais pourquoi se défaire d’un joyau du secteur Sainte-Véronique?

Ronald Mc Gregor , journaliste

Un des joyaux récréotouristiques de Rivière-Rouge, le camping du secteur Sainte-Véronique, sera mis en vente bientôt. D’ici là, la vie au camping continue comme si de rien n’était.
Un des joyaux récréotouristiques de Rivière-Rouge, le camping du secteur Sainte-Véronique, sera mis en vente bientôt. D’ici là, la vie au camping continue comme si de rien n’était.
© Photo gracieuseté – Ville de Rivière-Rouge

Le maire Denis Charette et la directrice générale Louise Chartrand savent que le camping est un vecteur économique important pour la Ville, mais depuis deux ans, explique le maire, Rivière-Rouge n’atteint pas le seuil de rentabilité. Et comme elle doit disposer de moyens nécessaires pour moderniser le développement du camping à un autre niveau, la décision difficile, mais nécessaire, fut prise.

« Il faudrait investir des sommes assez importantes », indique le maire Charette, à la hauteur de 1,5 M$ en fait. Car les coûts et les revenus ne sont pas au rendez-vous, la clientèle a des exigences (une rencontre a eu lieu l’an dernier à ce sujet) et le gouvernement a ses règles. À la suite de l’analyse de résultats depuis 2015 et des perspectives de développement, le conseil municipal et la direction générale ont conclu que la vente à un promoteur est le meilleur choix pour l’infrastructure.

« La Ville a ses limites dans sa capacité financière et ses expertises. Si l’on veut aller à fond, il faut agrandir le camping, car on ne peut pas toujours augmenter la tarification au niveau des terrains », ajoute Denis Charette.

Montagne et plage

Dans cette éventuelle vente, Denis Charette précise que la Ville ne se défait pas de la montagne, du belvédère, du parc de la plage, du débarcadère et de la plage. Seul le camping et plus large de terre pour permettre au promoteur de s’agrandir sera mis en vente. Le maire comme la directrice générale ne voient pas l’érosion du secteur avec cette vente, mais plutôt la chance d’avoir plus d’investissements, plus d’utilisateurs et plus de présence dans les commerces. » Il faut un promoteur qui agrandira le camping et qui pourra rentabiliser le tout. »

D’ici la vente, personne ne verra quoi que ce soit changer sur le camping: pour la Ville, tout se poursuit comme si de rien n’était. « Par cette décision, tous nos efforts seront ainsi déployés et concentrés à favoriser le développement économique et récréotouristique par le biais d’activités variées, en lien avec la montagne du secteur et ses environs, et ce, dans un avenir rapproché. »

Aucune perte d’emplois

L’analyse de la vente remonte à la fin de l’année dernière, mais tout s’est mis en branle au début de janvier. Les employés du camping et de la Ville, les syndicats, tous ont été rencontrés. La directrice générale assure que tous seront réaffectés vers d’autres postes de la Ville, que ce soit au Service des travaux publics, des loisirs, de la culture, du développement économique et récréotouristique. Elle souligne que les espaces verts et les infrastructures ont aussi besoin d’amour, sans oublier d’autres activités à venir.

La directrice générale explique que la Ville travaille encore sur la vente. « Nous sommes à évaluer le camping et l’on va préparer un appel d’offres public, dit-elle, question de ne pas faire une vente gré à gré. » À ce sujet, on indique que c’est l’inverse qui se produira avec cet appel d’offres: on ne retiendra pas le plus bas soumissionnaire.

« Le gouvernement nous a dit de procéder sans problème, mais avant de finaliser le tout, on doit lui revenir, l’aviser. On a la permission d’aller de l’avant dans le processus de vente », précise Mme Chartrand.

Rencontre le 27 janvier

La population est invitée à questionner le conseil municipal et la direction lors d’une rencontre publique qui aura lieu le 27 janvier à la salle Sainte-Véronique (1841, boulevard Fernand-Lafontaine), de 19h à 20h30.

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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