L'Information du Nord 819 425-8658  

Partager:
22 janvier 2020

En présence de la mosaïste Laurence Petit

Des élèves du Méandre découvrent l’art de la mosaïque

Tous les élèves qui sont en arts plastiques à l’école du Méandre à Rivière-Rouge ont donné du sien pour la réalisation d’une grande mosaïque en quatre panneaux. L’œuvre a été réalisée avec une artiste professionnelle, la mosaïste Laurence Petit.

Ronald Mc Gregor , journaliste

Le projet d’œuvre collective a fait le bonheur des petits et grands à l’école du Méandre.
Le projet d’œuvre collective a fait le bonheur des petits et grands à l’école du Méandre.
© Photo L’info du Nord – Ronald Mc Gregor

L’enseignante d’arts plastiques Maude Rudacovitch connaît bien l’artiste, c’est son amie. Elle ajoute que ce n’est pas la première fois que les élèves touchent à cet art. « Ça fait trois ans que l’on renouvelle l’expérience et ça va très bien », explique-t-elle au passage de L’info du Nord. Les élèves n’en sont donc pas à leur première rencontre avec Laurence.

L’invitation à réaliser l’œuvre a été lancée dans l’école, à la direction, aux enseignants et aux élèves du primaire. Avant de se mettre au travail, il fallait bien présenter l’artiste.

« La présentation de Laurence s’est fait avec son PowerPoint qui nous décrit son parcours, où elle a découvert la mosaïque, ses formations, comment elle travaille... elle explique tout aux élèves et ça permet de croire en nos rêves, nos passions et s’accrocher. Laurence est une bonne amie et je suis toujours inspirée par elle », poursuit Maude Rudacovitch.

Un art accessible

Laurence Petit est une mosaïste de Montréal. Elle indique que le but de sa présence est aussi de faire découvrir un métier avec lequel elle vit. Peu de mosaïstes vivent de cet art.

« La mosaïque est un métier d’art accessible, les élèves le savent maintenant: pas besoin d’être super bon, tant que tu es capable de faire des casse-têtes et que tu as de la patience de chercher ton morceau, tu peux rapidement être bon », avance l’artiste.

Elle renchérit en remarquant que le côté construction est de la partie puisque l’on travaille avec les mêmes outils et matériaux que le carreleur pour réaliser une mosaïque.

« Il y a le côté minutieux et le côté construction. Ceux qui aiment casser travaillent bien avec ceux du côté plus délicat. Ça répond à tous les types d’élèves et généralement, j’accroche tout le monde avec la mosaïque. »

Et pas seulement les élèves, car Laurence Petit partage ses connaissances dans d’autres écoles et elle se trouve souvent dans des événements d’art public et des projets pour particuliers. Celle qui se nomme Gogofrisette sur Facebook adore travailler avec les jeunes.

Une installation

Afin de réaliser une mosaïque comme celle du Méandre, la matière utilisée est de la céramique (souvent de la vaisselle colorée) et de la pâte de verre (parce que plus lustrée), le tout apposé sur une solide base en bois.

« J’ai fait le croquis sur cette base. Donc quand les élèves arrivent, c’est comme un mélange de livre à colorier et de casse-tête. Les couleurs sont déjà établies, car ça pourrait devenir vite une salade aux fruits », lance l’artiste.

L’œuvre baptisée Prends ton envol sera exposée à l’école du Méandre, mais malheureusement, ne sera pas visible pour le public en général. Projet réalisé grâce à la participation de la Fondation de l’école du Méandre, la mosaïque devient, par son exposition, une installation.

Partager:

Ronald Mc Gregor , journaliste

  • Courriel

À ne pas manquer