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Gestion des matières résiduelles

Le recyclage et le compostage prennent du galon

Avec l’année qui s’achève, vient le temps des revues de musique, cinéma, politique. Mais que s’est-il passé du côté de la gestion des matières résiduelles dans la Vallée de la Rouge en 2019?

Véronique Piché

Le compostage des matières organiques est un élément marquant de l’année qui s’achève et sera un dossier majeur en 2020 pour la RIDR.
Le compostage des matières organiques est un élément marquant de l’année qui s’achève et sera un dossier majeur en 2020 pour la RIDR.
© Photo L’info du Nord - Archives

Rose-Marie Schneeberger est conseillère au développement pour la Régie intermunicipale des déchets de la Rouge (RIDR). Elle accepte sans hésiter de participer à cette revue de l’année sur le thème de la gestion des résidus dans la Vallée de la Rouge. Considérant que la RIDR compte 35 municipalités membres, et non pas seulement celles de la Rouge, elle nous met en garde sur les limites de cet exercice.

Bon coup de l’année

En 2019, quelque 300 tonnes métriques de compost produit au Complexe environnemental de la Rouge sont remises gratuitement aux municipalités qui avaient commencé la collecte en septembre 2018. On parle ici de Labelle, Lac-Saguay, La Macaza, L’Ascension, Nominingue et Rivière-Rouge. « Ce sont les municipalités participantes qui ont choisi de ne pas vendre à l’externe le compost produit à partir des collectes de bacs bruns de leurs citoyens. » Selon la conseillère, ce compost de qualité a été très apprécié des jardiniers de ces secteurs.

Surprise de l’année

« Cette surprise-là, on ne l’attendait pas ! », s’exclame Mme Schneeberger. Le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MELCC) accepte la mise sur pied d’un projet pilote d’évaluation de l’impact sur les odeurs, à même le site de compostage, de sacs de « plastique » compostable. Actuellement, cette pratique est interdite, mais selon la conseillère si l’on démontre l’absence de nuisance, certaines municipalités pourraient décider d’acheminer leur matière organique à leur complexe plutôt qu’ailleurs.

Wow de l’année

Pour l’ensemble des municipalités qui acheminent leurs matières organiques et déchets au site de la RIDR, environ 30% des résidus ont été détournés de l’enfouissement en 2019. « On devrait terminer l’année avec le détournement de plus de 2100 tonnes métriques de matières détournées de l’enfouissement, ce qui équivaut à 350 camions de déchets en moins ! » Pour Mme Schneeberger, ces chiffres sont très satisfaisants, et elle souligne qu’ils sont supérieurs à des secteurs situés plus au sud.

Prochain défi

« Recevoir 100 % des matières organiques des membres de la RIDR dès la fin de l’année 2021, ce qui veut dire que suite à l’acceptation par le MELCC des sacs de "plastique" compostable au site de compostage de la RIDR, [nous souhaitons] réaliser l’agrandissement de ce site pour doubler la capacité de traitement », explique Mme Schneeberger.

Aussi, en 2020, l’hôpital de Rivière-Rouge entre dans la danse du compostage. « Cela représente un tonnage important de matières organiques, mais aussi le déploiement d’équipement de triage adapté aux lieux. » La participation de cet établissement de santé est une première.

Un souhait?

« Que le prix de l’enfouissement devienne si élevé partout au Québec et dans le monde, que la récupération passe à un autre niveau pour éventuellement atteindre zéro déchet, et ceci à l’intérieur d’un cycle d’économie circulaire – les déchets des uns étant les ressources des autres. »

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Véronique Piché

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