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25 février 2020

Étudiante brésilienne en médecine vétérinaire

Laura Cappellaro en amour avec l’hiver de notre région

Une jeune femme du sud du Brésil a visité notre région récemment lors de son voyage de stages pour compléter sa formation en médecine vétérinaire. Elle repart avec mille et un souvenirs, notamment du secteur Sainte-Véronique, où elle fut accueillie par des connaissances, le couple François Godbout et Chantal Moffette.

Ronald Mc Gregor , journaliste

Laura Cappellaro vient à peine de terminer son tout premier bonhomme de neige à vie dans le secteur Sainte-Véronique. L’occasion est bonne pour elle de prendre un égoportrait.
Laura Cappellaro vient à peine de terminer son tout premier bonhomme de neige à vie dans le secteur Sainte-Véronique. L’occasion est bonne pour elle de prendre un égoportrait.
© (Photo Laura Cappellaro)

Arrivée le 9 janvier et de retour à la maison le 23, Laura Cappellaro a 21 ans, est pleine d’énergie et s’exprime en premier lieu dans la langue natale, le portugais, puis relativement bien en anglais, langue choisie lors pour rencontre avec L’Info.

Laura en est à sa 4e  année en médecine vétérinaire à l’Université fédérale Santa Catarina. Elle habite à Chapeco, dans l’état de Santa Carina, une ville d’un peu plus de 200 000 habitants. Son père est directeur des opérations de la coopérative Aurora.

Comme tout bon Québécois, Laura parle température qui est bien différente de la nôtre. Après les nombreux centimètres tombés, elle n’hésite pas à confier qu'elle aime la neige. 

« Dans mon pays, il n’y a pas de neige, mais par contre il fait froid, et je n’aime pas. Malgré tout, faire de la motoneige [sur le réservoir Kiamika], du traîneau à chiens, et jouer dans la neige, c’est pour moi merveilleux », confie-t-elle. Elle a d’ailleurs fait son premier bonhomme de neige dans la cour des Godbout.

Autre amour découvert dans notre contrée, une chose carrément inédite au brésil, le sirop d’érable. Elle en raffole. C’est d’ailleurs une grande part des cadeaux qu’elle apporte à la maison. Une expérience culinaire certes inoubliable, mais d’autres plats d’ici l’on séduit, comme exemple, la poutine, la tourtière, la fondue chinoise et le pâté chinois.

Revenir pour travailler?

Au cours de son passage au Québec, Laura Cappellaro a rencontré des Brésiliens de sa région qui travaillent ici ou sont en stage pour diverses disciplines. « Des amis dans mon université démontrent beaucoup d’intérêt pour venir étudier ou pratiquer au Canada, mais aussi dans d’autres pays. J’ai d’ailleurs rencontré une connaissance qui habite au Québec depuis deux ou trois ans », raconte la jeune femme.

Lui demandant si elle ferait un tel déplacement à la fin de ses études, elle répond sagement qu’elle ne le sait pas, mais la coopérative de son père pourrait avoir besoin d’elle. Sa spécialisation dans la médecine pour les porcs et la volaille, animaux en lien avec l’entreprise où travaille le paternel, est recherchée.

Sur ce sujet d’emploi, François Godbout ajoute ceci: « On a visité la clinique vétérinaire de Mont-Tremblant et l’on a demandé à Laura si elle cherchait un emploi! Tous les enseignants que l’on a rencontrés jusqu’à maintenant nous disent qu’ils manquent de vétérinaires pour les grands animaux ».

Soulignons que M. Godbout a un bureau à Curitiba depuis une trentaine d’années où il travaille comme consultant pour, entre autres, l’implantation de projets. C’est à l’intérieur de ces fonctions qu’il a rencontré le père de Laura.

Laura Cappellaro restera marquée par son passage au Québec et dans notre région. « Les gens ici sont très réceptifs, bien gentils », dit-elle dans le salon de la famille Godbout, heureuse comme à la maison.

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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