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17 août 2016

Jean-Maurice Raymond, le bénévolat comme seconde nature

Par Denyse Perreault. Le jour de sa naissance, il devait y avoir un excédent de neurones de bénévoles à distribuer. À Labelle, Jean-Maurice Raymond est pour ainsi dire partout où l’on a besoin d’aide.

Ronald Mc Gregor , journaliste

De gauche à droite, encadrant la porte de la friperie?: Dave Acker et Marie-Hélène Raby, tous deux employés du Comptoir d’entraide; Jean-Maurice Raymond, président et directeur et Francis Lavigne Therrien, stagiaire pour l’été.
De gauche à droite, encadrant la porte de la friperie?: Dave Acker et Marie-Hélène Raby, tous deux employés du Comptoir d’entraide; Jean-Maurice Raymond, président et directeur et Francis Lavigne Therrien, stagiaire pour l’été.
© TC Media?: Denyse Perreault
Par Denyse Perreault. Le jour de sa naissance, il devait y avoir un excédent de neurones de bénévoles à distribuer. À Labelle, Jean-Maurice Raymond est pour ainsi dire partout où l’on a besoin d’aide.

Président du conseil d’administration de la Maison des jeunes, il l’est aussi du Comptoir d’entraide et de la Fondation de l’école Le Tremplin. Il est membre du conseil d’établissement et répond «?présent?» pratiquement chaque fois qu’il y a une activité ou une sortie à organiser.

À l’école primaire Le Tremplin, il fait partie des meubles.  Arrivé de Mont-Laurier en 1971 pour deux ans, il n’en est jamais reparti. Après 35 ans d’enseignement au troisième cycle du primaire, il a travaillé dix ans à temps partiel avant de tirer sa révérence… parce que le bénévolat lui prenait toujours plus de temps.

La liste est en effet fort longue?: la Saint-Jean, la Fête familiale au village, les épluchettes de blé d’Inde, les campagnes de financement, dont la Grande guignolée des médias, sans compter les extras hors Labelle comme Ironman?! «?Chaque fois qu’on a besoin de bénévoles, on me demande?», dit-il. Comme il a du mal à dire non, il finit par en assumer plus que prévu au départ. «?Tu arrives pour donner un coup de main, puis on te demande de jouer les administrateurs et, de fil en aiguille, tu hérites de plus de responsabilités comme secrétaire ou trésorier, parfois jusqu’à être bombardé président des conseils d’administration?!?», résume-t-il.

Il faut préparer beaucoup de paniers

S’il ne ménage pas sa peine pour la Maison des jeunes ou la Fondation de l’école, il ne chôme pas non plus au Comptoir d’entraide, où, faute de moyens pour pourvoir le poste, il agit à titre de directeur. Les trois employés et les bénévoles ont de quoi faire pour recevoir et trier la marchandise, organiser la soupe populaire hebdomadaire et la cuisine collective, entre autres activités. «?Au dernier Noël, nous avons préparé 67 paniers, pour des familles de Labelle et de La Minerve, précise-t-il. Nous avons eu des demandes en ce sens et c’est bien difficile de dire non.  J’ai d’ailleurs déjà commencé à chercher des boîtes en prévision de la prochaine distribution.?»

Jean-Maurice Raymond, que ses concitoyens appellent familièrement Jean, se considère comme un homme choyé puisqu’il n’a jamais manqué de travail. Il trouve normal de s’impliquer dans sa communauté en redonnant au suivant. «?Rester à ne rien faire?? Je n’en serais pas capable?! Mais je m’ennuie de mes vacances de prof et j’aimerais bien repartir en voyage.?» Après avoir visité plusieurs pays d’Europe, il a fait un détour par la Chine et la Turquie. Il séjournait dans les îles en hiver. Il aimerait maintenant se rendre Maroc et au Pérou, pour voir Machu Picchu, avant que les restrictions de visites sur le site ne compliquent la chose.

Prendre de vraies vacances, donc. Pour mieux poursuivre son bénévolat.

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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