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13 juin 2019

Un jeune Labellois tourne dans son village

Philippe Cormier retient Salomé Corbo pour son premier film

Un jeune homme de Labelle, Philippe Cormier, a présenté son premier court-métrage Boom! en projection privée tout récemment. L’étudiant en cinéma a retenu les services de l’actrice Salomé Corbo (Unité 9, Ruptures et District 31) pour être la vedette de son film.

Ronald Mc Gregor , journaliste

Le réalisateur labellois Philippe Cormier, dirigeant l'actrice Salomé Corbo (assise), est accompagné de l’assistante à la réalisation Jade De La Bruère, pendant le tournage de « Boom ! » à Labelle à la mi-janvier.
Le réalisateur labellois Philippe Cormier, dirigeant l'actrice Salomé Corbo (assise), est accompagné de l’assistante à la réalisation Jade De La Bruère, pendant le tournage de « Boom ! » à Labelle à la mi-janvier.
© Photo gracieuseté - Alexya Crôteau-Grégoire

Philippe Cormier est né à Labelle il y a 18 ans. Il étudie en cinéma au CÉGEP de Saint-Jérôme et depuis dix ans, il tourne des films qu’il qualifie « d’amateurs ». Depuis un an environ, il a décidé de faire un grand pas et réalisé un court-métrage.

« J’avais envie de sortir du lot et je me suis engagé dans un projet de plus grande envergure », a-t-il confié au journal quelques heures avant la première privée au centre communautaire de Labelle. « Aujourd’hui, c’est une première sur invitation avec les artistes et artisans ainsi que leur entourage. On est environ 90 », expliquait-il.

Boom! est le résultat d’une somme de travail qui ne s’arrête pas au scénario pour Philippe Cormier. Le film d’environ 17 minutes met en vedette la populaire actrice Salomé Corbo. Il avoue que ce fut facile de travailler avec elle.

Pour retenir le talent d’une actrice comme elle, où le jeune homme a puisé l’argent? « Je n’ai eu aucune subvention. Je me suis autoproduit et autofinancé. Aujourd’hui, je ne peux vous dire ce qui va suivre sans subventions, mais mon but c’est d’aller dans des festivals et être distribué par une boite de distribution », indique le jeune homme.

Maintenant que le mot est sorti et que le film existe, quand sera-t-il possible de le voir? « En 2020, je dirais. Parce que selon certains festivals, je ne dois pas le diffuser », explique Philippe.

Tout faire ou presque

Que raconte ce court-métrage, ce « thriller psychologique »? En bref, c’est l’histoire d’une femme (Salomé Corbo) qui se réveille dans une pièce quelconque où se trouve sur une table une bombe artisanale à retardement amorcée. Il y a aussi un téléphone à cadran avec lequel elle joint les urgences qui ne peuvent pas la localiser, encore moins l’aider. Dirigée vers des techniciens en explosifs d’un corps policier, elle tente de désamorcer au téléphone avec eux l’engin.

Philippe Cormier est le scénariste, le producteur, le réalisateur et s’est entouré d’une équipe de jeunes adultes. « J’ai commencé à écrire le scénario en juillet dernier. Le processus de casting a eu lieu à l’automne. Le tournage s’est fait les 12 et 13 janvier à Labelle, dans les locaux de Teknocom Avantages », raconte-t-il. Son père a fait les décors pour la pièce du sous-sol où se trouve la prisonnière. « La première journée, on a tourné les scènes avec Salomé, le lendemain avec les autres acteurs, des connaissances, dont quelques-uns des enseignants », poursuit-il.

Au moment du tournage, Philippe Cormier n’avait qu’une session au compteur. « J’avais déjà des méthodes de travail que je m’étais fait si je peux dire, et avec les connaissances de base acquises en cours, j’ai réussi à faire ce film. C’est un divertissement plus qu’autre chose. Je suis à l’écriture d’un long métrage présentement, bien que je dois faire des démarches pour Boom! ».

Grand-père heureux

Dans la salle communautaire, les parents sont là, incluant les grands-parents. Son grand-père est l’homme d’affaires Yvon Cormier. Que pense-t-il de cette œuvre à la fin de la projection?

« Vive la jeunesse. On ne s’imagine pas facilement qu’un groupe de jeunes qui n’ont pas beaucoup d’expérience dans ce domaine, autre qu’être étudiant, peut réussir à faire un tel film. Évidemment, le fait que c’est mon petit-fils, j’ai un préjugé favorable », confie-t-il.

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Ronald Mc Gregor , journaliste

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