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6 octobre 2016

Une histoire de solidarité communautaire

La Coopérative Nominingue souffle 75 bougies

Plus tôt cette année, la Coopératine Nominingue célébrait son 75e anniversaire d’existence. Un petit retour dans cette capsule temporelle.
Le magasin général Lalande, premier chapitre de la Société coopérative de Nominingue.
Le magasin général Lalande, premier chapitre de la Société coopérative de Nominingue.
© Gracieuseté
Plus tôt cette année, la Coopératine Nominingue célébrait son 75e anniversaire d’existence. Un petit retour dans cette capsule temporelle.

Bien que la décision de créer la coopérative semble remontée au 11 mars 1941, c’est le 15 avril 1941 devant 30 cultivateurs, que l’abbé S. Noiseux préside l’assemblée de fondation de la Société coopérative agricole de Nominingue avec, au poste de secrétaire-trésorier, le docteur G.A. Mailly. À l’issue de la rencontre, le titre de président revient à Grégoire Charbonneau, la vice-présidence à Louis Doucet et les postes d’administrateurs à Paul Fouquereau, Pierre Croisetière et Claude Labelle. Les lettres de constitution sont datées du 5 avril 1941 au Registraire du Québec.

«Le but de la coopérative était l’achat, la vente et la transformation des produits agricoles. On peut également assumer que la nouvelle coopérative devait compter une trentaine de membres à ses débuts» relate le directeur actuel du commerce, Maxime Bruneau.

C’est un bâtiment d’un personnage influent du village qui abrite la coopérative aux premiers jours. D’un procès-verbal contemporain, le 19 avril 1941, on peut lire: «Monsieur Alfred Lalande est nommé gérant de la coopérative Agricole pour 100.00$ par année et 15% des profits nets. Monsieur Lalande s’engage à fournir un entrepôt pour un an.»

On y vendra des pommes de terres, des produits avicoles, des animaux vivants, des engrais et des semences, de la tôle, de la ficelle d’engerbage, etc.

On agrandit en déménageant

«En 1943, la coopérative achète de J. E. Lalande un terrain et une bâtisse sur la rue Saint-Augustin pour la somme de 500$» poursuit M. Bruneau «Une demande d’octroi est faite pour effectuer les réparations à l’entrepôt. Les dimensions de l’entrepôt étaient de 26 pieds sur 61 pieds (1586 pi2.). Il n’y a pas de mention que la coopérative a eu d’autres employés que le gérant durant ses deux premières années d’opérations.»

Nouvelle bannière

Retour vers le futur. Depuis moins d’un mois, la Coopérative de Nominingue a changé de bannière, délaissant Unimat pour BMR, marque connue du public. Cette dernière, achetée par la Coopérative fédérée il y a à peine deux ans, est un bon choix selon Maxime Bruneau à cause de l’approvisionnement et les prix.

Ce n’est pas une question d’insatisfaction, ajoute Robert Allard, le président de la coopérative. «Après tout, c’est la Coopérative fédérée qui est derrière les deux entreprises.»

«Présentement sur la rue des Mésanges, nous avons un magasin avec une superficie de vente de près de 3000 p² et des entrepôts de 15 000 pi²», explique M. Bruneau. «Avec 625 membres actifs. Le tout est administré par un conseil de sept personnes et nous avons 13 employés. Notre secteur d’activité est principalement en quincaillerie et matériaux de construction. Avec BMR, on repart avec un nouveau souffle.»

Soulignons que M. Bruneau est le premier employé de la coopérative Nominingue à avoir réussi tous les examens de la Coopérative fédérée depuis le premier jour de 1941.

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