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20 juin 2017

Gare de Rivière-Rouge

Errol Gagné photographe d'un quotidien inconnu

Entre Rivière-Rouge et Paris, l’artiste Errol Gagné a choisi la première. Son exposition de photo/graphie à la gare présente près d’un millier de photos de tous les formats sur la contre-culture des années 1970.

Le 16 juin à la gare de Rivière-Rouge, Errol et Jean Gagné, le Bison assagi et le Maringouin surprenant (surnoms donnés aux frères par Straram), deux figures importantes de la contre-culture québécoise des années 70.
Le 16 juin à la gare de Rivière-Rouge, Errol et Jean Gagné, le Bison assagi et le Maringouin surprenant (surnoms donnés aux frères par Straram), deux figures importantes de la contre-culture québécoise des années 70.
© TC Media - Ronald Mc Gregor

Entre Rivière-Rouge et Paris, l’artiste Errol Gagné a choisi la première. Son exposition de photo/graphie à la gare présente près d’un millier de photos de tous les formats sur la contre-culture des années 1970.

L’une des expositions les plus importantes présentées à la gare. Errol Gagné, tout comme ses frères Jean et Serge, mais plus encore, était de tous les rendez-vous contre-culturels entre 1971 et 1976. Cinq années importantes pour la culture québécoise alors que l’ami et le théoricien de la mouvance d’ici, l’apatride Patrick Staram le Bison Ravi, comme un vortex, amène les artistes à se réseauter.

Tout frais sorti de Jonquière vers la métropole (puis près de 25 ans à Rivière-Rouge), Errol se greffe vite au mouvement bouillonnant et jusqu’en 1976, prendra «36 500 photos» des amis, de l’Atelier d’expression multidisciplinaire, le café/garage/centre d’essai Le Coventum et surtout lors de l’événement marquant qu’est la Rencontre internationale de la contre-culture. Les piliers sont tous représentés à plusieurs reprises sur les totems supports en monochrome: Patrick Straram, Armand Vaillancourt, Pauline Julien, Pierre Falardeau, Denis Vanier, Josée Yvon, Gaston Miron, Raoul Duguay, Lucien Francoeur, Nicole Brossard, Gilbert Langevin, Plume Latraverse, les frères Hébert en plus des mythiques William Burroughs et Allen Ginsberg de la première Beat genaration.

Le regard voyeur du visiteur sera bifurqué vers les illustrations récentes d’Errol Gagné, éclatantes de teints et où l’astre solaire prend position central.

«Je fais un dessin par jour», a confié l’artiste lors de son allocution.

Son frère Jean

Son frère Jean, cinéaste/collagiste, tout comme son frère Serge, légèrement blessé lors du montage de l’exposition du frère Errol, a réalisé Une semaine dans la vie de camarades (1976), un film-fleuve de quatre heures, un panache de tous les genres, sans fil conducteur apparent, qui fait le suivi de ladite Rencontre internationale de la contre-culture. Dans une version réalisateurs, il devait être présenté, mais des pépins techniques ont empêché ce premier bijou cinémato/graphique de la contre-culture d’être présenté. Par contre, Jean Gagné s’est avéré être un fin relationniste (pour son frère aussi) entre le passé contre-culturel toujours présent dans les œuvres des Fred Fortin, Mononc Serge et compagnie en plus des nombreux écrivains.

L’exposition Quarantaine/Totems-rails se poursuit jusqu’au 1er septembre prochain au 682, rue L’Annonciation Nord à Rivière-Rouge.

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